J’ai reçu une notification dans ma boite mail. Je vois qu’une fille s’est abonnée à ce qui semble être mon blog, du moins mon défouloir. Par curiosité, je me rends sur son espace à elle, pour jeter un oeil et découvrir ce dont elle parle. Comme moi, elle est en FIV. Sauf que je lis qu’elle essuie plusieurs d’échecs et que ça a l’air vraiment (mais alors vraiment) bien pourri de faire des FIV.
Je me suis pourtant promise de ne pas me laisser abattre en écoutant les histoires des autres. Vous savez on a tous dans notre entourage quelqu’un qui connait quelqu’un qui connait quelqu’un qui a mis 5 ans a avoir un enfant. Non ces histoires-là je n’en veux pas, du moins pas maintenant. J’ai envie de rester encore un peu naïve. Parce que je me connais, la pessimiste de base qui sommeille en moi attend la première occasion pour venir faire une petit fête dans ma vie. Un bébé? LOL. N’y pense pas ma chérie. Tu vas bien bader avant d’y arriver.

Alors que j’étais pleine d’espoir hier (J3 de ma stimulation), ce soir j’ai un peu le cafard, la petite goutte qui est prête à couler sur ma joue pour venir s’écraser sur mon tapis de tristesse. Ce soir, j’ai pas envie, je sens que ça va pas aller, je sens que je vais faire partie de celles pour qui la FIV ne marche pas. J’ai un peu la nausée, je ne sais pas si c’est dû à ces injections ou à une mauvaise digestion. Je lis qu’un effet secondaire courant est la rétention d’eau et la prise de 2 voir 3 kilos. Coucou l’angoisse. Si je dois finir déprimée et gonflée aux hormones, ça va être un chouette moment tout ça dis donc.

Je redoute mon rendez-vous de mercredi qui est supposé enclenché le blocage. J’ai peur qu’on me parle d’hyperstimulation qu’il y ait une couille dans le paquet, que les choses ne coulent pas comme il le faudrait. PUTAIN. J’ai tellement d’angoisses. Tellement de peurs. 

Et après ça, la ponction. J’ai peur d’avoir mal. Et si j’ai tout de suite deux vieux ovocytes de seconde zone qui trainent dans mon utérus une fois la “mise en culture“? Et si il n’en reste qu’un. Un peu pourri mais on tente quand même hein, on va pas faire tout ça pour rien.

Le pire dans tout ça, c’est que je sais que je devrais ne rien attendre, me dire qu’il y a vraiment très peu de chance que ça fonctionne du premier coup. Mais quand même, on y croit forcément. Parce que c’est notre envie la plus profonde, parce que ça nous prend aux tripes, parce qu’on n’accepte pas les échecs. Parce que MERDE, on le veut ce bébé. Alors quand l’infirmière m’appellera pour me donner les résultats, je saurai qu’elle me commencera sa phrase par « Madame, je n’ai pas de bonnes nouvelles ». Et quand même j’aurai affreusement mal. J’aurai le coeur en miette. Et je devrai trouver le courage de continuer, peut-être des années, comme ce couple qui connait machin qui connait truc.

Alors on trouve où le courage dans cette mauvaise blague? 

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