Il y a des jours sans. Des jours où j’ai envie que tout s’arrête, que cet enfer cesse, pour me reposer enfin. Je me suis rendue pour la première écho de l’endomètre après 9 jours de prise de Progynova. Naïvement, j’ai cru que pour une fois mon endomètre aurait cessé d’être fainéant. J’ai rêvé d’un 7 mm. Il n’en n’est rien: un minable 4.8 mm. Et du liquide que mon médecin explique mais dont je ne comprends rien, je finis par baisser les bras et dire ok. “Allez on continue et on revoit la semaine prochaine si ça a avancé. Si pas, on déclenche les règles et on essaie le mois prochain.“ Je sors de là vidée, épuisées, anéantie. Au bord du gouffre. Je ne vois plus la fin de tout ça. Chaque jour je pense à ces femmes qui tombent enceinte autour de moi en un claquement de doigt, c’est si injuste. Je me sens comme la dernière des merdes, une femme misérable incapable d’enfanter ou d’avoir un endomètre un tant soit peu acceptable. Il y a des jours sans. Des journés où j’ai envie de crever, parce que le chagrin est trop intense, que la douleur devient physique, que je n’ai plus assez de larmes pour me vider de cette tristesse. Je me sens seule, terriblement seule dans ce silence. Je voudrais que tout s’arrête, retrouver une vie d’avant, celle où je ne voulais pas encore d’enfant. Me voilà condamnée à lutter et à tomber, encore et encore. Mais jusqu’à quand vais-je supporter les échecs, jusqu’à quand la douleur et la tristesse sont-elles tolérables? Tout ce que je veux, c’est un enfant vivant. Pour que la nuit redevienne jour. Et que je puisse aimer cet enfant pour toujours.

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